19.11.2005
Racontage des autres jours de mon voyage...
Day 3 : jeudi
Mine de rien, fatiguées, alors lever plutôt tard, petit déj tranquiloum à l’école.
Le but de la journée : Tripoli !
Accompagnées de François, Benoît et de ses parents, nous voilà parties en début d’après midi pour cette ville incontournable du nord (à 85km de Beyrouth, et pour déjà la troisième ou quatrième fois on est passées devant cette statue de Christ de 2 mètres je sais pas combien, juché sur la pente les bras ouverts et protégeant Joumié, et qui me fait trop penser à la statue dans la Vérone du Roméo et Juliet de Baz Luhrman…) dans laquelle François nous avait promis la meilleure pâtisserie libanaise… On en avait l’eau à la bouche !
On a déjeuné au premier étage de ladite pâtisserie… ben franchement, sur le coup on s’est dit qu plus jamais on croirait François… On a été aussi mal servis que d’habitude (oubli de commande, attente plus longue qu’une ère glaciaire, trompage dans la commande, … et toujours l’addition qui arrive plus vite qu’une flèche ! décidément autant les libanais sont très accueillants, autant le service aux touristes est déplorable…pffff), heureusement la pâtisserie du bas a finalement tenu ses promesse (mais ça on l’a su qu’après coup, en mangeant en rentrant avec les amis et la famille les délices qu’on avait achetés là bas…Pour ceux qui veulent en avoir l’eau à la bouche, allez voir là ).
A part ça, Tripoli, c’est un mélange de monde,
de souks (fermés en ce jour férié du Eid al-Fitr),
d’impacts de balles discrets dans l’architecture arabe,
de trop nombreux monuments du 14ième siècle,
une mosquée(la grande mosquée Mansouri qu’on a visitée une fois drapées comme il fallait :
… et un château au retour duquel une petite fille libanaise, qui venait de courir vers Caro pour lui faire un bisou, s’est fait renverser sous nos yeux par une de ces voitures folles en retraversant la route pour poursuivre son chemin… Plus de peur que de mal, mais la certitude, si tel n’était pas encore le cas, que les libanais conduisent comme des fous, ignorant feux rouges, passages cloutés, et surtout piétons et code de la route… c’est à celui qui klaxonnera le plus fort !
Bref, ce qui m’a étonné aussi là bas, c’est tous ces enfants qui jouent… Ce n’est pas tant le fait qu’ils jouent que le jeu auquel ils jouent… Il est très surprenant de voir que le jeu préféré des enfants libanais est… la GUERRE ! Ils sont très fiers et beaucoup ont voulu que nous les prenions en photo… avec leurs armes en plastique… No coment…
près retour à beyrouth et rapide dîner, comme c’était l’avant dernier soir de cat’, l’a copine de Perriine, on a décidé de fêter ça comme il se devait… Alors on a été prendre le dessert dans le centre de Beyrouth, au Tamaris… Le Tamaris, c’est un Restaurant de Desserts (crée par Alain Ducasse) !! Ceux qui me connaissent doivent deviner comment j’étais folle de savoir qui existe des restaurants de desserts et dégoûtée qu’il faille aller si loin pour en trouver ! Je vous laisse savourer la carte…ici !
Et voir un peu la tête de la chose sur leur site, là… http://www.tamaris-restaurant.com/public_fr/patisseries_desserts/patisseries_desserts.htm
Suite à ça, on a retrouvé les garçons je sais plus trop où, et on est allés guincher au ELEMENT, une boîte ché-bran de beyrouth… mais on est arrivés sur les coups de 1h30, et ça fermait à 2h ou 3h (petits joueurs les libanais !), on en a quand même profité pour danser sur le bar sur K-maro et Anastacia, c’était trop tentant ! A la fermeture, on a tenté de continuer sur notre lancée en allant au BASEMENT, qui s’est trouvé se fermer à la minute où nous étions devant la porte… Que nenni, qu’on s’est dit en passant à côté de la baston qui se tenait à proximité (oui oui, on vit dangereusement, mais nous les filles, pas peur pas peur !), on va finir au BO18 (lire Bi Oh eighteen ! je crois que c’est construit sur des ruines d’un bâtiment détruit parla guerre), une boîte « after » avec un toit ouvrant pour soirée électro à ciel ouvert ; les sièges étaient trop tendance (dommage j’ai pas de photo) la musique y est bien plus électronique… un peu trop à notre goût, ce qui fait qu’on n’y a tenu que jusqu’à 5h30 du matin, puis après tout on devait se lever à 9h car un taxi nous attendrait à 9h30 pour partir voir les ruines de Baalbeck ! pour plus de détail, voir www.bo18.com
22:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2005
Racontage des jours 1 et 2 de mon voyage...
Day 1 Mardi 1er Novembre:
Lever à 4h de matin le lendemain d'un jour travaillé..
Même pas le temps de se mettre dans l'ambiance des vacances, 
la valise a été préparée en trois minutes chrono...
On s'en fout, c'est trop génial!! Sauf que Alitalia c'est pourri
comme compagnie et qu'on a trop mal mangé... mais ça reste du détail!..
N'empêche, cette simili reconstitution de rondelles d'oeufs dur ressemblait plus à Bob l'éponge version ronde qu'à un oeuf... fallait qu'on immortalise ça par une photo...ouais c'est bien la chose en bas à gauche...
Nous avons atterri à 15h40 heure locale…. Dur dur, fatiguées fatiguées…on s’est posées dans nos appartements (les chambres des profs de l’ESA (Ecole Supérieure des Affaires) sont un luxe à côté des immeubles détruits dans lesquels peuvent malgré tout se résoudre à vivre les Beyrouthins… On a commencé par voir Beyrouth by night, grace à un dîner dans le downtown (appelé SOLIDERE, du nom du programme de reconstruction initié par Monsieur Rafik Hariri).
En fait il s’agit du centre ville de Beyrouth, tout beau, tout neuf, tout aseptisé, refait à neuf avec des bureaux et des boutiques… plutôt animé, le soir, donc… Plutôt que manger local, on a décidé de se faire petit à petit à l’environnement, alors on a mangé italien… Mais on a fini dans un bar sympa je sais pas où, où avec Cat’ on a décidé de goûter un dessert au nom exotique : l’Ismalieh (enfin je crois bien que c'était ça...)… En fait c’est des sortes de cheveux d’anges (frits? dit comme ça ça donne pas envie, mais c'était excellent!) avec de la crème, des pistaches, et du sirop de sucre… Un bon délire sur des poils libanais au sucre… très bon souvenir de rigolade entre filles, sous le regard amusé de Benoît et benjamin, deux amis de Perrine venus nous rejoindre au bar… Finalement, levées depuis 4h du matin, nous nous sommes couchées vers les minuit/1h du matin… ne sachant toujours pas si la fête (donc le férié) de la fin du ramadan serait le lendemain ou bien le surlendemain… Pratique, de pas savoir si le lendemain on doit aller bosser ou pas ! (parce que nous, on voulait pas que Perrine bosse le lendemain !!)… Ce sont les Imams, qui décident… « en fonction de la lune »… dommage pour nous, ce soir là le ciel devait être couvert car on n’a pas eu le mot de la fin avant le lendemain…!
Day 2 Mercredi
Vers 15h, Perrine étant revenue de son boulot (car oui, finalement elle a bossé), nous sommes parties toutes les trois gaiement à pied en direction de la mer, dans l’idée d’aller voir la grotte aux pigeons… On a commencé par traversé l’université américaine, se disant qu’on aurait aimé y faire nos études… des étudiants de toutes origines, dans des bâtiments neufs et trop trop beaux (malheureusement j’ai paumé les photos…), et les premiers membres d’une communauté dont on a finalement conclu que ce n’était peut-être pas le peuple le plus minoritaire de cette ville : les chats !
On est ensuite passées par des rues plutôt en pas très bon état, mais j’étais contente de me mettre dans l’ambiance… C’est impressionnant comme une maison ruinée par la guerre et marquée par les impacts de balles peut allègrement faire face à un pavillon épargné par les violences et respirant le luxe et la propreté… On a passé des affiches de la starac locale (voir photo… On peut dire qu’on a de la chance, nous, on les choisit plutôt correctement par rapport à eux !) où se serrent sur la photo quinquagénaire et clowns adolescents…), passé un Luna Parc désert qui apparaissait comme un parc d’attraction fantôme (comme dans le voyage de chihiro), les seuls occupants étaient des chats !
Finalement, on est arrivées à la fameuse grotte aux pigeons, autour de laquelle, au passage, nous n’avons vu pas moins de zéro pigeon… pour finalement décider de déjeuner dans un restau avec vue sur ces deux gros cailloux… Le serveur nous a d’abord fait comprendre qu’il était fatigué des pieds en nous interdisant de nous installer à la table la plus éloignée (qui était aussi celle qui avait la plus belle vue…), il a ensuite nonchalamment mis 35 min à nous servir (6 ou 7 serveurs pour 2 à 3 tables de clients, c’est vrai qu’ils étaient débordés !), on a attendu les desserts et café une autre demi heure, par contre pour avoir l’addition, là ils sont tous venus en même temps, dans la minute ! Résultat, on n’a même pas laissé les 10% de pourboires usuels dans ce pays…
On a ensuite pris un Taxi pour aller à Jounié, où nous voulions visiter Notre dame du Liban (qui se trouve d’ailleurs plus précisément à Harissa.. allez savoir si cette ville a donné son nom à la sauce du même nom…), notre cher taxi a voulu nous attendre en bas du téléférique pour pouvoir nous ramener… Ok, comme tu veux on a dit… Montée dans le téléférique, le truc a au moins 40ans, et semble fragile… Et ND du Liban semble si haute pour nos deux Vertigeuses, Caro et Perrine !! 600m d’altitude, quand même !! et on partait du niveau de la mer !! Pire, plus on montait plus ça balançait, et au moment critique on a eu la plus ou moins attendue (en tous cas dans les films !) panne d’électricité qui va bien… Pour se rassurer, on a entonné un super Céline Dion à tue tête (« S’il suffisaiiiiiiiiiit qu’on s’aimeuhh, s’il suffisait d’aimerrrrrrrr »… trop drôle)… Bon finalement on est quand même arrivées à bon port !
Là nous ont accueillis une magnifique vue de la ville de Beyrouth by night, avec la mer et les lumières qui font un formidable panorama, et la statue de ND du Liban, en haut d’un escalier tournant que j’ai été la première à gravie, mais j’ai rapidement été suivie par les téméraires copines, même celles qui ont le vertige (les plus pieuses de nous 4) ont eu le courage de monter… Cette statue de la vierge a été fabriquée à Lyon en 1904 et transportée au Liban en 1908. 
Un grand bâtiment moderne se trouve à côté de la statue… Je découvre qu’il s’agit de la basilique ND de Lourdes, que dis-je, le SANCTUAIRE qui comprend aussi un orphelinat, une école gratuite et une bibliothèque, dont l’architecture se veut allier la forme d’une trirème phénicienne à la forme d’un cèdre, symbole du Liban… Bizarre, mais chouette…si vous voulez en savoir plus, allez voir http://www.harissa-notredameduliban.com/basilic_fr.htm#to....
C’est pas tout ça, mais il fait nuit, froid, autrement dit il est 17h30/18h le soir, et les grottes de jeita, merveille du coin, sont fermées… On redescend ?? Eh oui les nanas, fait reprendre le téléphérique... Mais c’est moins pire qu’il n’y paraît… c’est en descente et il fait noir, on voit moins lapente !! Au retour notre taxi est tjs là… qui tentera de nous faire payer l’attente ! Note pour plus tard : bien négocier les conditions clairement en deux langues minimum (français et anglais, arabe si on peut… mais en général non !) avant de dire OK…
Nous avons passé la soirée dans la fameuse Rue Gouraud, la rue des bars branchés à Beyrouth, à boire des bières « Chez Louie » et à faire connaissance avec trois expat’ français dont les deux que nous avions rencontré la veille (benoît et benjamin) ainsi que François, controleur financier de l’intercontinental de beyrouth …. La soirée a failli se finir en boïte, mais le ELEMENT était fermé…. Sic ! dodo, alors !
21:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2005
My Libanese Trip
Salut les glückots (je parle autant aux inconnus tiombés par hasard sur ce site qu'à mes amis glückots que j'y aurai invités, qu'à mon pendule Wil, mon orchidée Opsisme ou Billy The Kid, mon ficus, qui ont après tout autant le droit de savoir quele Liban c'est trop bien que vous et moi....
En fait je voulais raconter un peu, pour moi et pour qui veut, mon extraordinaire voyage au pays des cèdres.. L'avantage étant que je n'impose à personne la lecture de cette chose, et que qui s'ennuie à lire mes mails communs peut se déconnecter librement, ou lire par petits bout, si c'est décidemment vraiment trop chiant...
J'ai donc décollé Mardi matin, à 7h45 précise, excitée comme une puce à l'idée d'aller braver le danger Beyrouth ville...
22:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note









